Conférences du soir à l’école d’architecture de l’université de Reading en Angleterre
Jean-François C. Lemay a donné deux conférences du soir à l’école d’architecture de l’université de Reading en Angleterre, la première en février 2023 et la seconde en mars 2024, à l’invitation de la Reading University Architecture Society (RUAS).
La première conférence fait partie d’une série organisée par la RUAS sur le thème « In Experience of » (« Faire l’expérience de… »). Le 23 février 2023, Jean-François expose ses idées sur la réalité virtuelle au cours d’une séance d’une heure intitulée « In Experience of the Virtual and the Real » (« Faire l’expérience du virtuel et du réel »). Selon lui, un projet d’architecture non-construit est une réalité virtuelle semblable aux effets visuels produits dans l’industrie du cinéma. Toute architecture est virtuelle jusqu’à ce qu’elle soit construite. De fait, les architectes et les artistes d’effets visuels utilisent souvent les mêmes logiciels et ces artistes ont souvent une formation en architecture. La différence entre eux est que les architectes font des dessins — souvent photoréalistes — de bâtiments à construire; tandis que les artistes font des dessins photoréalistes de bâtiments inconstructibles, dont la seule réalité sera cinématique. Mais cette différence s’estompe lorsqu’un projet de construction demeure irréalisé.
Jean-François donne l’exemple de l’Oceanwide Center, un gratte-ciel à San Francisco sur lequel il a travaillé durant cinq ans chez Foster and Partners. L’Oceanwide Center fut illustré dans les moindres détails par une vaste équipe d’architectes et ingénieurs, jusqu’au choix des fleurs qui orneraient la place publique à son pied. Cet effort fut compromis lorsque le maître d’ouvrage fit faillite en 2020, laissant un chantier de construction abandonné.
Pour visionner cette conférence, cliquer sur ce lien YouTube.
En 2024, la RUAS organise une seconde saison de conférences sur le thème du « Changement ». Le 21 mars, Jean-François donne la conférence de clôture intitulée « Potential, Change, Life, Architecture » (« Potentiel, Changement, Vie, Architecture »). Il débute en décrivant la tendance universelle du changement vers l’état d’énergie potentielle le plus bas. Puis il explique que la vie semble renverser cette tendance. Par exemple, les roches qui déboulent naturellement jusqu’au bas de la vallée sont ramenées par des humains qui en refont des « montagnes », telles que Stonehenge et les pyramides d’Égypte. Ainsi il définit la vie comme un processus qui résiste à la perte d’énergie en l’accumulant et la dépensant seulement lorsque cela l’aide à survivre. Selon cette définition, la paroi d’une cellule, l’antre d’un ours, la maison d’un humain servent toutes le même objectif: conserver l’énergie de l’être vivant en le protégeant des éléments.
Jean-François donne un aperçu des techniques grâce auxquelles l’humanité s’accapare l’énergie, telles que la maîtrise des énergies fossiles. Il compare ces énergies à un « pot de miel », un héritage qui peut être investi ou gaspillé. Il conclut avec des exemples de réutilisation (ou démolition) d’édifices et encourage les étudiants à juger qu’une rénovation est aussi intéressante qu’un édifice neuf.
Cette conférence est également disponible sur YouTube.
Un grand merci aux organisateurs: le professeur Arjun Rajah, le président de la RUAS Augustas Jocys (2023) et la présidente de la RUAS Jasmine Bensarda (2024).













